Récap : Tomorrowland 2019 WE2 – Day 1

C’est devenu la tradition pour nous, le dernier WE de Juillet marque le coup d’envoi du second WE de Tomorrowland ! Ainsi que pour tous les festivaliers qui ont attendu une semaine en bavant devant les photos et vidéos du premier WE de l’énorme festival belge. Après un sympathique Gathering la veille au camping, il était donc temps de rentrer dans le vif du sujet avec le festival en lui-même, qui avait déjà beaucoup à offrir pour ce premier jour. Entre surprises et déceptions, retour sur ce Day 1 de Tomorrowland 2019 WE2 !

La programmation

Grosse programmation une nouvelle fois cette année pour Tomorrowland, normal pour un festival de cette renommée. En terme d’exclu du WE2 par rapport au premier, on a droit à des scènes ASOT, Axtone, Barong et Hexagon notamment, mais aussi une plus WTF Shaq’s Fun House. Des scènes Trance, Techno, House, Big Room… pour tous les goûts, c’est aussi ça Tomorrowland !

En ce premier jour, les points d’orgues de la programmation étaient évidemment Holosphère de Eric Prydz (principale déception de la journée on va y revenir plus loin), la fin de Mainstage avec l’enchainement Alesso / Armin Van Buuren / The Chainsmokers, mais aussi une grosse scène Hexagon avec toute la famille du label de Don Diablo. Les amateurs de Techno pouvaient également être aux anges entre la grosse scène de Carl Cox et la présence de Charlotte De Witte sur la Mainstage. Les amateurs de Bass Music pouvaient eux se défouler sur la scène de l’ancien jour de NBA, Shaquille O’Neal : Nitti Gritti, Kayzo, Spag Heddy, du costaud ! On oubliera pas non plus d’aller écouter attentivement les talents de la scène Heldeep.

Le lieu / les scènes

On ne présente plus le site du parc de De Schorre et la ville de Boom, hôtes de Tomorrowland depuis de nombreuses années dorénavant et connus de tous les festivaliers de la planète. Les lieux sont rompus aux joies de l’événementiel et sont toujours aussi parfaitement adaptés à la tenue d’un tel festival, permettant un nombre important de scènes et une décoration riche et variée, en profitant notamment des plans d’eau.

Dix sept scènes cette année à Tomorrowland, compliqué de profiter de tout sur une journée on va donc se laisser la découverte et redécouverte de certaines scènes pour les deux prochains jours. Commençons par la plus attendue chaque année, la fameuse Mainstage ! Incroyablement détaillée comme toujour, elle reprenait à la fois le thème Book Of Wisdom de 2012 et les codes de plusieurs autres scènes de l’histoire du festival. On y retrouve des éléments du chapiteau Amicorum Spectaculum, le visage dans l’arbre du Tree Of Life, un coquillage de Planaxis, le château de Melodia… Un vrai petit jeu pour les festivaliers que d’analyser cette scène majestueuse et d’essayer d’en identifier chaque détail. Avec également toujours les performers et acrobates pour animer tout ça, les observateurs attentifs auront même aperçu le petit train circulant par moment. Les écrans LEDs au dessus du DJ Booth diffusaient les fameuses animations du livre qui s’ouvre pour annoncer les artistes. Du très très gros boulot encore de la part de Tomorrowland et ses équipes !

Parmi les autres scènes, on va déjà s’attarder sur les reprises de Tomorrowland Winter. L’Arch et la Organ Of Harmony ont cette année laissé leur places à deux scènes rappelant des souvenirs aux festivaliers s’étant rendus à l’Alpe d’Huez en dé but d’année : l’Orangerie et la Lotus, qui était la Mainstage de l’événement. Reprises à l’identique pour l’event de l’été, elles permettent tout de même d’apporter de la nouveauté aux lieux. Sous la forte chaleur du début du premier jour, l’Orangerie pouvait vite paraitre un sauna, heureusement il y avait plusieurs aérations.

Autres nouveautés cette année, la fameuse scène Dance Q (coucou M6), qui reprenait la UV de Defqon1 à l’identique avec cette gigantesque épée magnifique. Effet saisissant même depuis le festival que de voir cette épée géante dépasser à l’horizon ! La Tulip a eu également droit à un relifting complet et se présente dorénavant sous la forme d’un coquillage géant, les festivaliers ayant toujours les pieds dans le sable. Joli !

L’organisation

Peut-être le sujet le plus important de la journée, tant l’organisation de Tomorrowland a été mise à rude épreuve pour le début de ce WE2. Il y eu déjà évidemment le sujet Freedom Stage, dont le plafond s’est écroulé à la veille du début du festival. Malheureusement, les équipes techniques n’ont pas réussi à réparer à temps, le problème étant il semblerait dû à la canicule. Grosse grosse perte pour le festival, et grosse déception pour beaucoup tant la Freedom est souvent désignée comme la meilleure scène de Tomorrowland.  Mais il faut absolument souligner que l’organisation a su très bien réagir face au temps très court qu’ils avaient à disposition. Plutôt que d’annuler purement et simplement une scène qui devait tout de même accueillir Eric Prydz, ASOT et Axtone, ils ont su aménager l’extérieur de la Freedom, dont le décor se prête à un tel aménagement, pour en faire une stage “outdoor”. Malheureusement cela a impliqué l’annulation du show Holosphere de Eric Prydz, l’un des points culminants de la programmation du WE, pour un show “classique” du suédois. Triste nouvelle donc pour les festivaliers, mais super réaction de la part de Tomorrowland pour limiter la casse.

Le reste du festival est toujours admirable de qualité dans l’organisation, et c’est sûrement pour ce point que Tomorrowland est toujours numéro un : un soucis du détail permanent. De la gestion des flux de circulation de personne, à la décoration omniprésente, en passant par le crew pour aider les festivaliers et même distribuer du déodorant aux sanitaires, tout est parfait. Devant les fortes chaleurs du premier jour, le festival a également distribué des bouteilles d’eau et de la pastèque gratuite entre Dreamville et l’entrée du festival. De nombreux brumisateurs étaient également présents partout, une preuve que Tomorrowland se soucie du confort de ses festivaliers à chaque instant.

Le public / l’ambiance

Curieux sentiment dans le festival comme toujours. Aux abords de la Mainstage, c’est la fête aux influenceurs en tout genre, posant pour leurs plus beaux clichés Insta sans avoir l’air de se soucier plus que ça de la musique. Mais il faut l’avouer qu’on aura quand même vu une belle ambiance sur les sets de Armin et les Chainsmokers, on ne va pas se mentir. Cela reste tout de même frustrant de se sentir un peu seul à reconnaître des morceaux aux premières notes et chanter des vocaux autre que les gros tubes du moment. Il en faut pour tous les goûts, là où la Mainstage est le temple de la fête sans prise de tête, n’hésitez pas à vous aventurer sur des scènes plus intimistes pour chercher d’autres ambiances : de la folie de la Kara Savi au chill de la Core, il y a une scène pour tout le monde à Tomorrowland et c’est aussi sa la force du festival !

Les sets

Boris Brejcha

Premier set de la journée pour nous avec le maestro de la High Tech Minimal, Boris Brejcha ! Il était attendu au tournant par sa fanbase. Passant de la Atmosphère à la Mainstage, succédant aux 3h bouillantes de Kölsch, l’enjeu s’avérait costaud pour l’allemand. Mission réussie ! Pendant une (trop courte) heure, le boss de Fcking Serious a proposé un set concis mais très efficace et affuté. Un set essentiellement composé de classiques, comme Purple Noise, qui a fait fondre la mainstage. On aurait aimé le voir une petite demi-heure supplémentaire, afin qu’il joue de nouvelles ID, comme To The Moon and Back … mais c’est un caprice qu’on met rapidement de côté !

Toby Green

Petit détour par la Heldeep pour découvrir en live Toby Green, artiste talentueux dont on affectionne particulièrement les productions. Programmé sur la Heldeep qui occupait la scène Orangerie pour la journée, son set aura été une sympathique mise en bouche pour le reste de la journée. Très énergique et punchy, Toby Green aura timidement chauffé le public venu en petit nombre l’écouter. Petite surprise pour nous d’entendre encore des titres comme le tube ‘Memories’ de Guetta avec Kid Cudi !

Nitti Gritti

L’un des sets que l’on attendait particulièrement en ce Day 1 après avoir découvert la folie de Nitti Gritti en Mai à l’EDC Las Vegas. L’américain nous a resservi ses mashups improbables tels que le ‘Whistle’ / Super Mario, toujours aussi délirant, enchaîné avec des grosses cartouches Dubstep et Trap. Techniquement parfait, Nitti Gritti est une vraie valeur montante de la scène et n’hésite pas à distiller quelques touches House plus subtiles. Le mélange est explosif mais particulièrement savoureux !

Zonderling

Changement de style, on vire Future House en allant faire un tour sur la scène Lotus qui accueillait Hexagon pour la journée. Premier set pour nous, Zonderling ! Très très bon set avec une floppée de petites IDs de qualité et les meilleurs titres de sa discographie, on pense notamment aux superbes edit sur Oxia – Domino (enchainé avec un remix très très bizarre par contre), et Tunnel Vision. Belle ambiance, tracklist soignée, parfait !

Tchami & Malaa

On commence à avoir vu le show No Redemption de Tchami et Malaa un paquet de fois maintenant mais c’est probablement notre set favori des deux frenchies auquel on a assisté hier ! Sur une scène Lotus bien remplie pour l’occasion ont évidemment distillé leurs derniers succès, comme le remix de Malaa sur ‘Enzo’, ‘Adieu’ de Tchami, ou ‘Notorious’. Mais on a également été très agréablement surpris par la diversité de la tracklist et les nouveautés jouées. On a pas tout reconnu mais il y a évidemment eu la toute fraiche ‘Made In France’, du Martin Ikin, qui devient un régulier de leurs tracklist, mais aussi du Wax Motif. C’était puissant, groovy, intense, parfait, très très gros set !

Don Diablo

La star de la journée de la Lotus stage disposait de 2h de set de 20h à 22h. Bien que la logique aurait voulu le voir en closing, nous étions bien contents de pouvoir le voir aussi tôt afin de profiter des autres scènes par la suite.  Le Hollandais a délivré un set future house efficace composé de ses plus grands hits et de morceaux plus anciens de son répertoire. Un régal pour les fans de l’artiste ! A noter qu’il s’agit de la première année que Don Diablo dispose d’une scène au nom de son label : Hexagon. La programmation de la journée était donc essentiellement composée d’artistes de son crew que Don a d’ailleurs fait monter un par un sur scène en guise de remerciement. Sur les 2h de set, 30 min ont ainsi été consacrés aux presentations de JLV, Matt Nash, Dropgun, Retrovision, Raven & Kreyn, DJ Licious ou encore La Fuente. Pour ceux qui ne les connaissaient pas, c’était une belle façon de découvrir son univers. Les adeptes ont par contre simplement eu l’impression de voir des titres s’enchainer sans réelle cohérence.  Au global on a tout de même passé un très bon moment, c’est un peu l’avantage avec Don, on est rarement vraiment déçu !

Alesso

Alesso était un des acts les plus attendus de la journée sur la mainstage. Le suédois nous aura régalés pendant 1 heure à base de titres et mashup Progressive House de grandes qualité. Mention spéciale pour son nouveau mashup ‘I Wanna Know vs. Save The World’ absolument sublimissime et qui nous aura valu une petite larme. ‘Calling’, ‘Progresso’ ou encore ‘I Wanna Know’ le swedish aura joué tous ses plus grands classiques pour le plus grand bonheur d’une fosse bien remplie. Et puis que dire de ce closing accompagné de feux d’artifices. Clairement un highlight de la journée !

Armin Van Buuren

On le connait le Armin de Mainstage, c’est pas forcément la version de lui que l’on préfère mais on est quand même allé faire un tour dans la fosse pour profiter de l’ambiance. Le néerlandais a sorti le genre de performance que le public attend sur ce type de sets à base de gros bangers Electro House / Big Room, entrecoupé de quelques influences Trance. On a particulièrement savouré le mashup ‘Magitek’ de Andrew Bayer avec le vocal de ‘Piece Of Your Heart’ de Meduza, ou encore le passage de sa collab’ avec Above & Beyond. On est moins fan des ‘Blah Blah Blah’ et titres avec Dimitri Vegas & Like Mike mais Armin a fait le boulot avec notamment un show pyro de folie sur la fin.

The Chainsmokers

Très attendus, Drew et Alex ont assuré le show pour le closing de ce Day 1 sur la Mainstage. Accompagnés de leur éternel batteur Matt McGuire et ses baguettes en feu, les Chainsmokers paraissaient moins “énervés” que lors de leur fameux closing de l’Ultra il y a quelques mois. Il y aura tout de même eu de gros passage Hard Trap bien violents au milieu de leurs plus gros tubes. Alex Pall était positionné derrière ses synthés, Drew au micro, pour une performance live parfaitement calibrée, avec en pic évidemment leur collab’ ‘Take Away’ avec Illenium tout juste sortie. Un superbe show de clôture, ponctués qui plus est de quelques nouvelles IDs.

Now, c’est parti pour le day 2 !

📷 S.Camelot

La Team Guettapen

Posted on 27 juillet 2019 in Actus

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