Récap : Tomorrowland 2019 WE2 – Day 3

Déjà le dernier jour pour l’édition anniversaire des 15 ans de Tomorrowland, l’occasion de faire le bilan sur le festival mais surtout de profiter une dernière fois de la magie du festival. Alors, anniversaire à la hauteur de l’événement ? Réponse dans ce dernier récap !

La programmation

Les Highlights de la journée de notre côté étaient sur la scène Freedom qui hébergeait ASOT pour ce dimanche, mais aussi sur la scène Kara Savi avec Potion par The Magician, une scène qui promettait de magnifiques vibes House entre SG Lewis et MK. Mais ce Day 3 c’était aussi une grosse scène Barong à l’ambiance toujours survoltée, hébergeant cette années des douceurs comme Radical Redemption ou Lil Texas, une scène Drumcode aux petits oignons, et toujours l’inépuisable Mainstage et son closing enchainant Armin Van Buuren et 3 Are Legend.

Le lieu / les scènes

On a profité de ce dernier jour de festival pour aller savourer quelques scènes supplémentaires à commencer par la Kara Savi. Prenant la suite la Tulip qui commençait à dater, elle prenait la forme d’un coquillage géant planté dans le sable. Pas la plus jolie de jour (elle donne un peu l’impression d’un gonflable), c’est une autre affaire de nuit avec ces lignes de LEDs à l’intérieur du coquillage donnant des allures futuristes au DJ booth.

La scène Youphoria, présente depuis quelques années maintenant, est une valeur sûre maintenant. Avec ces champignons géants, elle présente des écrans vraiments massifs (peut-être la plus grosse surface d’écrans du festival), permettant de diffuser des visuels magnifique en haute définition. C’est probablement l’une des scènes avec l’une des meilleures ambiances de Tomorrowland !

Enfin, nous avons également profité de ce dernier jour pour retourner faire un tour sur la Garden Of Madness. Habituellement une scène où l’on passe beaucoup de temps, la programmation de cette année a fait que l’on n’y est passé qu’une dizaine de minutes pour observer la fin du set de Camelphat. On est toujours aussi fans des jeux de jets d’eau qui animent la scène derrière les artistes, ce qui donne une identité propre aux lieux.

L’organisation

Après les fortes pluies de la veille, l’organisation a eu fort à faire pour remettre certains éléments du festival “en l’état”. On pense notamment à certains écrans de la Mainstage ainsi qu’à la colline entourant toute la fosse. Chose faite en temps et en heure par le festival ! Nous avons pu faire un tour dans le festival avant l’ouverture et nous avons pu constater une armée de techniciens s’affairant sur la scène comme des petites fourmis pendant que la colline était recouverte de sable et gravillons aux endroits où elles avaient été trop abîmées. Pendant ce temps là, des machines de nettoyage arpentaient toutes les allées du festival pour rendre les lieux à nouveaux propres pour ce dernier jour. Tomorrowland quality, comme d’habitude !

Le public / l’ambiance

On a choisi de tester des vibes assez variées en ce dernier jour. De l’euphorie de l’ASOT au groove et la détente de la Potion, en passant par la folie de la Barong, partout on a trouvé un public en accord avec la scène concernée. Et c’est probablement ce que l’on préfère à Tomorrowland, chaque scène à son ambiance bien particulière et chacun y trouvera son compte au final, faisant du festival le vrai lieu de pèlerinage de l’ensemble de la communauté électro. Le public électronique clamant haut et fort que Tomorrowland est un festival trop “commercial” n’attirant que des non connaisseurs fait, à notre sens, clairement preuve de mauvaise fois tant le festival est capable de proposer des scènes à la programmation très pointue soutenue par des moyens de production colossaux. Sachez allez plus loin que la Mainstage et vous serez surpris ! Mais vous pouvez aussi rester dessus si ce genre d’ambiance vous convient.

Les sets

MaRLo

Premier set de la journée et il fallait être en forme tant MaRLo a été punchy sur la scène ASOT ! Lui qui a l’habitude de délivrer des sets “Tech Energy” au tempo très enlevé a réussi à emporter la foule avec lui, une foule étonnamment très compacte alors que l’on était encore très loin du set de Armin Van Buuren. Quel plaisir d’entendre des titres comme sa collab’ avec Feenixpawl ‘Ligther Than Air’ ou encore son vieux remix sur ‘Advanced’ de Marcel Woods.

Andrew Rayel

On a été un peu moins convaincus par Andrew Rayel, qui a pris sa suite sur la scène. Tout comme MaRLo, on aurait apprécié un peu plus de puissance sonore. Là où sur le set précédent c’était compensé par le punch des tracks, on est cette fois resté un peu plus sur notre faim. Rayel est rentré plus en douceur dans son set avec plusieurs vocaux assez captivants pour ensuite monter progressivement en pression jusqu’à la fin de son set. A réécouter pour mieux le savourer de notre côté.

Symphony Of Unity

Après sa première fois en 2015, Symphony of Unity était de retour ! Il s’agit d’une expérience quelque peu différente proposée par Tomorrowland. En effet, un orchestre symphonique était présent sur la scène Lotus pour interpréter les titres phares de l’histoire du festival. A cette occasion, nous retrouvions l’hymne de Tomorrowland (composé par Hans Zimmer), « Right Here, Right Now » de Fatboy Slim ou encore la sublime « Opus » d’Eric Prydz (frissons garantis en version symphonique!!). Une heure magique permettant de redécouvrir les titres cultes d’une autre manière.

SG Lewis

Nous nous attendions à une ambiance chill et douce à l’arrivée de SG Lewis, et à entendre quelques unes de ses compositions pop. Que nenni : le british a surpris son monde en jouant des morceaux qui fleuraient bon les années 90 et une House planante. Quelques uns de ses tracks se sont néanmoins glissés dans la performance, parfois en entier, parfois en mashup. Un véritable bon moment, qui démontre la complétude de l’artiste, qui sait jongler entre le Live et le DJ Set.

MK

La stage Kara Savi et The Magician accueillaient hier soir une véritable légende de la House et de la dance : Marc Kinchen, aka MK. 30 années de carrière prenaient le contrôle des platines, et nous l’avons immédiatement ressenti ! L’américain a été fidèle à lui-même, et a joué un set house, tech house, agrémenté de pas mal de petites bombes et de piano House euphorique. Une ambiance de félicité régnait sur la Kara Savi, grâce à lui !

Yellow Claw

Changement d’ambiance, avant le closing on décide d’aller gouter un peu à autre chose avec la scène Barong. On y avait fait un petit détour le matin pour un bout du set du talentueux français Bellorum, on y revient pour les patrons de la scène, les Yellow Claw. Entre Trap, Dubstep, sonorités Future Bass et rythmiques Psy Trance, c’est peu de dire que l’on a été servi ! On cherchait un défouloir et on y a eu droit avec l’ambiance en fusion sur la Youphoria (on y a d’ailleurs laissé un pied dans un pogo). Après cette petite séance de cardio, c’est parti pour le closing !

Chris Lake

On avait ciblé le set de Chris Lake depuis plusieurs semaines pour terminer notre festival. On l’avait découvert en live en Mai à l’EDC Las Vegas et on était immédiatement tombé amoureux de son set Tech House, il nous paraissait donc inconcevable de le louper à Tomorrowland tant il est rare en Europe. Aucun regret de ce point de vue là tant on s’est dit à quasiment chaque track “wow c’est quoi cette bombe”. ‘Deceiver’ avec Green Velvet, ‘Liest, Deception & Fantasy’, ‘Turn Off The Lights’… que des pépites, si vous ne connaissez pas encore la discographie de Chris Lake on vous encourage fortement à vous intéresser à ce producteur largement sous côté !

Conclusion

Deux choses auront marqué notre édition 2019 de Tomorrowland au final. Tout d’abord, le fait que peu importe les conditions (techniques avec la Freedom, et météorologiques), tant que la prestation artistique proposée par le DJ est au niveau on peut passer des moments incroyables. Ensuite, que Tomorrowland a confirmé une nouvelle fois cette année son professionnalisme dans l’organisation en réagissant au quart de tour face à toutes ces situations imprévues, la marque des grands. Il faut avouer que pour les 15 ans, on n’a pas forcément trouvé LE truc inoubliable, l’élément dont tout le monde se souviendrait encore dans 20 ans, mais c’est d’un côté pas de leur faute (Holosphère aurait pu remplir ce rôle), de l’autre il y a toujours cet imbroglio assez trouble autour du supposé closing de la Swedish House Mafia. Peu importe, après avoir essayé les plus gros festivals de la planète, on peut vous le dire, Tomorrowland reste pour nous le meilleur festival de musiques électroniques au monde. Rendez-vous en 2020 !

📷 S.Camelot

La Team Guettapen

Posted on 29 juillet 2019 in Actus

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